Un cheval confortable sur ses pieds

Un cheval confortable sur ses pieds

Tout le poids du cheval repose sur la pointe de ses pieds et chacun d’eux ne possède qu’un seul doigt. Il devient alors primordial que la structure des sabots soit saine et forte. 

De plus, 60 à 65 % du poids du cheval est supporté par les membres et les sabots antérieurs. Il ne faut donc pas se surprendre que l’incidence des problèmes de sabots et de boiteries soit plus élevée sur le devant du cheval.

Il s’avère alors essentiel de miser sur des sabots de qualité : forts et résistants!

Votre cheval a de la difficulté à avoir des sabots sains, sans fissure ni craquement,  offrez lui Equiforme

Voici une comparaison des pieds de différentes espèces :    

Source: Veterinary anatomy of domestic mammals; Textbook and colour atlas, 6e édition de Konig et Liebich. Éditions Schattauer, 2014.

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Soyez vigilants!

Soyez vigilants!

Soyez vigilant concernant l’alimentation et l’entraînement du cheval en croissance!

Les lamelles retrouvées dans les sabots des chevaux ne sont pas entièrement développées avant l’âge de 4 à 5 ans. Importantes pour l’absorption des chocs, si elles sont endommagées, la douleur sera présente et peut même conduire parfois jusqu’à la fourbure.

Bref, il est essentiel de porter une attention particulière à l’alimentation et à la façon d’entraîner le jeune cheval afin de lui éviter des problèmes de pieds dans le futur.

Misez sur une ration bien équilibrée et un apport adéquat en minéraux et vitamines.

De bons alliés pour la formation et la qualité des sabots de vos futurs athlètes :

Supplément de minéraux et vitamines 6-3 Liberté ou 16-10 Liberté.

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Le sélénium à ne pas négliger

Le sélénium à ne pas négliger

Son rôle antioxydant fait du sélénium un nutriment extrêmement important pour les chevaux de performance, de loisir, les poulains et les juments poulinières…

Le sélénium (Se) est un minéral essentiel dans l’alimentation du cheval parce qu’il ne peut être synthétisé par l’organisme mais qu’il lui est indispensable. Il fait partie de ces oligo-éléments requis en petites quantités mais dont les bienfaits demeurent incontestables pour l’équilibre physiologique.

Ses fonctions biologiques sont nombreuses

Le sélénium est un antioxydant puissant qui protège l’intégrité des membranes cellulaires. Il joue un rôle dans la régulation des hormones thyroïdiennes. En collaboration avec la vitamine E, il renforce le système immunitaire et atténue les effets du stress intense… Chez les humains, des recherches relient même le sélénium dans l’alimentation à une diminution des risques de cancer. Donc, en résumé, le sélénium est un grand protecteur pour votre cheval, particulièrement dans les cas d’activités physiques intenses et prolongées. Il minimise les dommages oxydatifs imposés aux tissus du système respiratoire et des muscles soumis à l’exercice.

Offrez au cheval des quantités adéquates de sélénium

Bien que cet élément fût longtemps reconnu comme un nutriment toxique, on le considère maintenant dans l’alimentation du cheval pour ses bienfaits. Les cas de carences sont malheureusement fréquemment rencontrés. Ils se manifestent souvent par la maladie du muscle blanc chez le jeune poulain et ce, particulièrement dans nos régions de l’Est canadien, où les sols sont très pauvres en Se (inférieur à 0,05 – 0,08 mg/kg). Par conséquent, les pâturages et les fourrages produits sur ces terres en sont le reflet. Ils se doivent alors d’être supplémentés en sélénium afin de pallier leurs déficiences.

Il est à noter que la teneur en sélénium des sols varie beaucoup selon les zones géographiques. Dans l’Ouest canadien, les sols sont plus riches en sélénium que dans l’Est et les supplémentations alimentaires se doivent d’être surveillées de très près pour éviter toute intoxication. D’un point de vue nutritionnel, la prudence s’impose donc car la fenêtre de sécurité est très étroite entre les exigences alimentaires minimales et les niveaux de toxicité.

Au Québec, les cas de toxicité dérivent plutôt d’une surdose occasionnée par l’utilisation simultanée de plusieurs aliments commerciaux contenants au départ des niveaux adéquats en sélénium mais dont l’apport cumulatif excède les seuils recommandés. Prenez le temps de lire l’étiquette des moulées et suppléments qui complètent la ration fourragère de votre protégé. Un ajout de sélénium dans la ration est bénéfique pour la santé du cheval mais il faut éviter de croire, avec toutes nos bonnes intentions, qu’un ajout supérieur aux recommandations multipliera les bénéfices. On risque alors la toxicité et de graves problèmes de santé pour le cheval.

Gardez en mémoire que le sélénium est indispensable de 0,1 à 0,2 ppm (mg/kg de matière sèche ingérée) mais peut devenir toxique au-delà de 2 à 5 ppm.

Les besoins en minéraux des chevaux varient en fonction de leur niveau d’activité et de leur stade physiologique (croissance, gestation, lactation). Les chevaux soumis à des exercices intenses peuvent parfois bénéficier d’un apport en sélénium légèrement supérieur au 0.1 ppm recommandé par le NRC. Cette stratégie serait avantageuse dans les conditions extrêmes de stress comme lors d’un exercice intense ou dans le cas d’une jument gestante ou allaitante.

Sélénium: inorganique ou organique

La forme inorganique du sélénium, plus spécifiquement le sélénite de sodium, est la plus couramment utilisée. Pour sa part, la forme dite organique est celle dont le sélénium est lié à un composé organique comme par exemple un acide aminé (ex : sélénométhionine). Celle-ci est reconnue pour être absorbée plus efficacement. Contrairement aux formes inorganiques, elle peut être entreposée dans l’organisme pour des utilisations futures. Elle permet ainsi au cheval de se constituer des réserves pour les périodes de stress telles que le poulinage, les maladies et l’exercice intensif.

Une étude chez les juments poulinières supplémentées en sélénium organique 55 jours avant et 8 semaines après le poulinage démontre des niveaux de sélénium (figure 1) et d’anticorps (figure 2) plus élevés chez leurs poulains. Le sélénium organique est bien transféré de la mère à sa progéniture, par le placenta, le colostrum et le lait. Le système immunitaire du poulain bénéficie alors de ses avantages ce qui minimise grandement les risques de dystrophie musculaire. Au cours de cette même étude, l’expulsion du placenta chez la jument est deux fois plus rapide lorsque celle-ci est supplémentée avec 3 mg de sélénium organique (figure 3). Les bénéfices du sélénium organique sont aujourd’hui bien établis.

En résumé, le sélénium est un nutriment vital pour le cheval. Ne le négligez pas! Des apports qui comblent les besoins de votre protégé, sous une forme plus assimilable telle que le sélénium organique, veilleront avec vous sur son bien-être et sa santé tout en optimisant ses performances.

Bibliographie disponible sur demande

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Le zinc, un allié de la réussite

Le zinc, un allié de la réussite

L’hiver rigoureux fait place au printemps. Les jours s’allongent le soleil est plus intense et la neige fond. L’impatience de reprendre les randonnées, l’entraînement et les compétitions ou tout simplement le retour au pâturage gagne l’esprit de tout cavalier et propriétaire de chevaux. Cependant, une période de transition est essentielle tant ou niveau de la reprise du travail de notre partenaire équin, que l’a justement graduel de sa ratio n selon son état corporel, l’intensité de ses activités ou son entrée ou pâturage. Cette phase doit être réalisée avec succès. Bien que plusieurs nutriments puissent être pris en considération, la contribution du zinc retiendra ici notre attention.

Son importance :

Le zinc (Zn) est un micronutriment requis en petite quantité par l’organisme: on parle ici d’environ 40 mg/kg de matière sèche dans la ration (N RC 2007). Par contre, ses actions dans le métabolisme du cheval sont multiples et vitales. Son rôle revêt une grande importance dons les performances de nos athlètes. Il intervient dons le métabolisme des glucides, des lipides et des protéines, dons le système immunitaire et ou sein de plusieurs systèmes enzymatiques et hormonaux. On lui reconnaît des actions bénéfiques au niveau de la résistance aux maladies, de la fertilité, des muscles, de l’appétit, des articulations et de l’ossification ainsi que de l’intégrité des téguments tels que la peau, le poil et les sabots.

Pour les promenades estivales ou la nouvelle saison de compétition, le cavalier doit miser sur la qualité des sabots.

Le sabot, excellent indicateur de la santé globale

Le sabot renferme de nombreux mécanismes complexes qui travaillent ensemble pour supporter le poids du cheval.

Sa structure doit être saine et forte puisqu’ il accomplit des tours de force. Sa surface d’appui, relativement petite, est extraordinairement utilisée avec grâce et puissance pour les déplacements du cheval.

Sa paroi est essentiellement constituée (à 93 %) d ‘ une protéine structurale identique à celle contenue dans les ongles des humains : la kératine. Elle assure à la fois

force et flexibilité. Les bienfaits d ‘un supplément de zinc pour la croissance et l’intégrité des tissus du sabot reposent sur son rôle dans le processus de la kératinisation. Des compléments en biotine, acides gras essentiels (graines de lin), méthionine et outres minéraux (cuivre, manganèse) sont aussi à considérer.

Tout désordre digestif peut avoir des conséquences négatives sur les pieds du cheval. Les changements d’alimentation doivent être réalisés graduellement, que ce soit l’augmentation des concentrés pour faire face aux besoin s énergétique s élevés des entraînements ou la transition d’une alimentation à base de foin sec vers celle d ‘un jeune pâturage. L’activité microbienne de l’intestin du cheva l, où les fourrages sont digérés, supporte mal les modifications souda in es. L’équilibre global de la ration en fibres, protéines, énergie, minéraux et vitamines est essentiel.

Les problèmes de sabots haussent l’incidence des boiteries et l’inconfort qui en résulte, ce qui pénalise les per formances du cheval. Les corrections alimentaires conduisent bien souvent à de meilleurs pieds mais les résultats ne sont pas immédiats. Une période de six à douze mois est nécessaire pour constater visuellement l’amélioration.

Peau et pelage… un reflet qui vaut mille mots

Avec l’arrivée du printemps, survient la période de la mue. Cette chute du manteau d’hiver et la formation du nouveau pelage sont conditionnées par la durée de la luminosité du jour [photopériode) et non le changement de température. Choque poil en lui-même est composé de kératine, tout comme le sabot. Un apport adéquat en zinc est bénéfique à la fois pour la structure du po il et l’intégrité de la peau. Les acides aminés soufrés, les acides gras Oméga 3 et le cuivre sont aussi de bons alliés. S’ il y a carence en zinc, la peau est plus sensible aux irritations et aux infections, la repousse des poils est ralentie et le pelage devient terne, les poils sont cassants et secs. Une alimentation équilibrée se reflète sur la qualité du pelage et de la peau.

Un apport adéquat

Au-delà des aliments du cheval, les apports additionnels sont principalement sous forme d’oxyde et de sul fa te. Les athlètes équins de niveaux supérieurs peuvent bénéficier d’une source de zinc organique plus stable et d’absorption optimale. Des études démontrent l’impact positif d’un supplément de zinc organique sur les sabots.

Tout excès est à éviter. Les formes inorganiques de minéraux Interfèrent avec l’absorption de certains autres. Par exemple le ratio cuivre : zinc doit être considéré car ces oligoéléments entre en concurrence pour les mêmes mécanismes de transport. L’excès de zinc s’exprime alors par une carence secondaire en cuivre.

En résumé, une alimentation à base de fourrages de qualité, supplémentée adéquatement et adaptée progressivement à l’activité du cheval, lui permet d’être à l’a ise sur ses pi eds et se reflète sur la qualité de sa peau et de son pelage. Il n’y a pas de secret.. . un cheval à l’allure soignée accroche l’oeil, exprime la santé ainsi que le succès de cette période de transition et des performances à venir. C’est donc une fierté pour tout bon cavalier!

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Ajoutez-lui votre grain de sel!

Ajoutez-lui votre grain de sel!

Le sel fait partie de notre alimentation depuis toujours. Tout bon cuisinier en connaît le secret! Il sait bien rehausser la saveur des aliments mais avant tout, le sel nous est indispensable physiologiquement; il en est de même pour le cheval.

Qu’est-ce que le sel?

D’un point de vue chimique, lorsqu’on parle de sel on parle de chlorure de sodium (NaCI) i.e. un composé constitué à 60 % de chlore (Cl) et à 40 % de sodium (Na). Dans l’eau ou dans les fluides corporels du cheval, ils se dissocient en ions ou électrolytes individuels, résultant en sodium (Na+) et chlore (Cl-).

Ses fonctions physiologiques

Le sel est essentiellement vital. Ses apports en sodium et en chlore jouent un rôle important dans l’hydratation, la contrac­tion musculaire et la transmission de l’influx nerveux. Ils sont impliqués dans l’équilibre acide-basique (pH sanguin) et la régulation de la pression osmotique, soit le débit de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur des cellules corporelles.

Les besoins

Les animaux en ont grandement besoin et le recherchent donc de façon instinctive. Le cheval a un appétit incontestable pour le sel et son instinct biologique pour ce minéral fonctionne très bien. Offrez le sel à volonté sous la forme d’un bloc de sel blanc. Il en consommera suffisamment pour rencontrer ses besoins sans en abuser. li le fait avec une habileté innée. Les surconsommations de sel sont observées chez les chevaux déficients en sel ou ceux qui souffrent d’ennui.

Dans les situations où plusieurs chevaux ont accès au même bloc, surveillez les chevaux dominants et prévoyez une deu­xième source de sel dans l’enclos ce qui favorise l’accès au sel pour tous. Contrairement aux bovins, la langue du cheval est lisse et non-rugueuse, ils ne sont donc pas toujours enclins à lécher les blocs de sel pour couvrir leurs besoins. Afin d’avoir la tête tranquille, l’ajout d’une cuillère à table de chlorure de sodium directement dans leurs aliments saura répondre aux incertitudes quant à la consommation.

Selon le NRC 2007 (NationalResearch Council’s Nutrient Requirements of Horses), les besoins de maintenance pour un cheval de 500 kg ( 1100 lb) sont de 10 grammes de sodium et 40 grammes de chlorure par jour. De façon simple, pour un cheval au repos sous des températures normales, on pro­pose de servir deux cuillères à table (25 à 30grammes) de sel réparties en deux repas. Cette quantité peut être doublée et parfois même quadruplée dans les situations de transpira­tion intense occasionnée par l’exercice ou la température.

Les fourrages contiennent peu de sodium (moins de 0, 1 %) mais suffisamment de chlore. Les fabricants d’aliments com­merciaux pour chevaux formulent leurs produits en y incluant de 0,5 à 1 %de sel afin de répondre aux besoins de main­tenance.

Au-delà de l’apport quotidien en sel, une supplémentation en électrolytes peut être bienfaisante dans certaines situations. En fait, dans les cas de transpiration extrême, ce soutien en électrolytes remplace les pertes considérables de minéraux évacués dans la sueur pour éviter les cas de déshydratation sévère. La sueur contient entre autres, 29 % de sodium et 54 % de chlore.

Déficience et toxicité

Bien que les cas de déficiences extrêmes en sel puissent être fatals, ils sont excessivement rares. Toutefois, des apports in­suffisants se remarquent par une réduction des performances, de la déshydratation, des crampes musculaires, de la fatigue, des coliques, une réduction de la production laitière, un pe­lage rugueux, une perte d’appétit et de l’hyperexcitabilité.

Parfois, les chevaux déficients essaient de dénicher des traces de sel en léchant le bois, les pierres ou autres objets. Les chevaux carencés en sel peuvent aussi ne pas boire suffisamment, même s’ils sont déshydratés. Le niveau de sel dans le sang est le facteur majeur qui envoie le signal de la soif au cheval. Si ce niveau est trop bas, le cheval refusera de boire d’où l’expression «On peut mener un cheval à la fontaine mais on ne peut l’obliger à boire».

À l’autre extrême, le sel peut être toxique. Cependant, cette situation est très peu fréquente car les excès de sodium et de chlore sont simplement excrétés par les reins via l’urine. Les signes de toxicité s’expriment par des coliques, des diarrhées, l’urination fréquente, la faiblesse et la mortalité.

Précautions

En cette saison estivale, la chaleur et l’humidité extrêmes sont tout aussi dif­ficiles à supporter pour votre cheval qu’elles ne le sont pour vous. L’apport adéquat en sel favorise la consommation d’eau et prévient la déshydratation. Évitez d’offrir du sel aux chevaux déshydratés, ce qui pourrait accentuer le processus de déshydratation.

En résumé

Une alimentation adéquate en sel est aussi nécessaire au bien-être du cheval de performance qu’à celui du cheval de plaisance. Ajouter du sel à sa ration est l’une des choses la plus simple à faire tout en étant un bon investissement pour sa santé. Utilisez des blocs de sel en libre choix, ajoutez du sel à ses repas ou tout simplement… Passez-lui la salière!

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Fibre digestible: précieuse source d’énergie

Fibre digestible: précieuse source d’énergie

Depuis fort longtemps, nous savons très bien que le maintien d’un système digestif en santé chez le cheval requiert un apport essentiel en fibres. Qui dit fibres dit bien souvent herbe fraîche ou foin sec puisqu’ils en sont la source la plus naturelle.

Tout d’abord, bien définir la fibre

Parler de fibres, c’est considérer les éléments structuraux de le paroi cellulaire des plantes. Ils sont un peu comme le squelette des végétaux qui supporte la plante. Les principales composantes: de cette fibre sont la cellulose, l’hémicellulose et la lignine. Ce: polysaccharides (longue chaîne de glucose) sont des fibres insolubles dans l’eau.

Pour leur part, les fibres solubles sont représentées par la pectine et les mucilages.

Mieux comprendre sa digestibilité…

Le cheval en lui-même ne peut digérer les fibres. Ironique vous me direz, c’est un herbivore. Pourtant, les faits sont bien réels. La partie fibreuse des fourrages résiste à la digestion enzymatique de son système digestif. Heureusement, la vaste population microbienne qu’il abrite dans son intestin postérieur son allié. Cette flore microbienne transforme, par fermentation, la cellulose et l’hémicellulose en acides gras volatiles (AGV). Ces derniers seront par la suite très bien absorbés par le cheval et utilisés comme source d’énergie.

Schéma 3.1. Physionomie de la cellule végétale

Par contre, la lignine est un composé complexe totalement indigestible autant par le cheval que par la microflore bactérienne. Ce type de fibres donne la rigidité aux parois des cellules végétales. On la compare bien souvent à la fibre du bois. Par conséquent, un fourrage riche en lignine sera de faible digestibilité.

Hautement variable

Contrairement aux grains, dont la teneur en fibres est peu variable, celle des fourrages fluctue considérablement en quantité et en qualité. Plusieurs facteurs en sont la cause, mais celui qui vole bien souvent toute l’attention n’est nul autre que le stade de croissance des végétaux.

Les plantes ont deux stades de croissance soit le stade végétatif où il y a élongation des tiges et multiplication des feuilles (ratio feuille/tige supérieur à 1), puis le stade reproductif. Au cours de cette phase, le taux de lignification des tiges s’intensifie pour assurer la rigidité nécessaire à leur croissance et le support des

inflorescences assurant la survie de l’espèce. La digestibilité de la fibre diminue alors considérablement puisque le taux de lignine devient très élevé, et la proportion des feuilles (très digestibles) comparativement! à celle des tiges, diminue (devient inférieure à un). A titre d’exemple, il suffit de penser à la fibre de la paille qui est peu digestible et à l’autre extrême, celle de l’ herbe très jeune, hautement digestible et appétante.

Le fourrage qui aura le meilleur potentiel énergétique pour votre athlète sera récolté avant la floraison des végétaux. On est loin de la recherche du foin de mil riche en inflorescences et par conséquent, fibreux, moins digestible et peu calorique. La digestibilité d’une plante atteint 80 % au stade végéta tif, mais se situe davantage

en dessous de 50% lorsqu’elle est mature.

Des chiffres qui parlent.

Une évaluation visuelle des fourrages reflète sensiblement la qualité de la fibre; feuilles abondantes, tiges fines et peu d’inflorescence. L’évaluation se précise lorsqu’elle est appuyée sur des valeurs quantitatives par l’analyse d’un laboratoire certifié. Trois valeurs d’analyse sont à considérer pour évaluer la fibre du fourrage :

  • La fibre détergente acide (ADF) mesure la cellulose et la lignine. C’est un indicateur de digestibilité. Plus elle est basse, meilleure est la valeur énergétique du fourrage.
  • La fibre détergente neutre (NDF) exprime le contenu total en fibre : cellulose, hémicellulose et lignine. Sa valeur est associée à l’encombrement du fourrage et son potentiel de consommation.

MATURITÉ

ADF

NDF

ÉNERGIE DIGESTIBLE (Mcal/kg)

Végétatif (feuilles)

31.5

49.6

2.35

Début épiaison

36.4

55.1

2.19

Pleine épiaison

42.1

62.5

2.08

(Adapté de NRC, 2007)

  • La valeur alimentaire relative (VAR) reflète la qualité d’un fourrage. Plus elle est élevée, meilleure est la digestibilité des fibres et leur consommation. Ce type de fourrage apporte plus de nutriments au cheval pour combler ses besoins énergétiques et en conséquent, la quantité de moulée nécessaire sera moins importante.

Pour un fourrage de qualité, recherchez une valeur ADF entre 30et 35%, NDF entre 40 et 50% et VAR supérieure à 120 .

Sélectionner selon les besoins

Nourrir un cheval avec bienveillance, c’est lui offrir en tout temps, une source de fibres digestibles de qualité bien appropriée à ses besoins. Les foins jeunes, riches en fibres digestibles et énergétiques seront idéals pour les chevaux dont les exigences nutritionnelles sont élevées; jument allaitante, poulain en croissance ou cheval de performance. Toutefois, ils devront être remplacés par un foin plus mature, moins riche en énergie pour le cheval adulte à l’entretien ou peu actif, afin d’éviter l’embonpoint et les problèmes connexes.

En résumé…

Au-delà de ses fonctions physiques sur le confort digestif, la fibre digestible d’un fourrage de qualité représente en réalité une source inestimable d’énergie. Valoriser et faire davantage confiance à cette fibre, si précieuse, devrait être notre but ultime dans le choix des fourrages, en respect de la nature du cheval…un herbivore.

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ABC de la vitamine E

ABC de la vitamine E

Bien que la vitamine E soit requise seulement en infime quantité dans le corps, c’est un nutriment vital pour la santé et le bien-être du cheval;

de plus, ses fonctions antioxydantes sont bien connues en nutrition équine.

Voilà pourquoi elle mérite notre attention.

Les vitamines se classifient en deux familles distinctes; hydrosolubles et liposolubles. De par sa solubilité dans les lipides (gras), la vitamine E fait partie du second groupe. En fait, la vitamine E est un terme générique qui comprend quatre tocophérols et quatre tocotriénols. Parmi ces composés naturels, d’origine végétale, la forme la plus active biologiquement est I’ alpha-tocophérol.

Action puissante d’antioxydant

La vitamine E est un contributeur important de la fonction immunitaire et supporte l’intégrité des systèmes reproducteur, musculaire, circulatoire et nerveux. Mais au-delà de ces multiples propriétés, son rôle principal est d’être un antioxydant biologique très efficace. Sa nature liposoluble lui permet de s’incorporer dans les membranes cellulaires où elle empêche l’oxydation des gras insaturés. Elle protège les cellules des tissus corporels contre le fléau des radicaux libres (déchets organiques) et du stress oxydatif dont les dommages chez le cheval se traduisent parfois par des signes de fatigue, d’inflammation ou de douleur musculaire.

Besoins; quel est l’optimum?

Le besoin absolu en vitamine E chez le cheval est influencé par sa taille, son âge, son stade reproductif et son niveau d’activité. Il est supérieur chez les jeunes poulains, les juments, les étalons et en particulier les chevaux de performance.

Les exigences minimales en vitamine E établies par le NRC (2007) pour un cheval adulte, sont de 50 Ul/ kg de matière sèche ingérée, soit 1 Ul/kg de poids corporel. Pour les poulains, les juments poulinières et les chevaux de performance, l’exigence est de 80 à 100 Ul/kg de matière sèche ingérée, donc 1,6 à 2 Ul/kg de poids corporel.

Les quantités idéales pour une performance optimale ne sont pas établies avec précision. Mieux les connaître nous permettrait de restreindre les plages de recommandations et ainsi minimiser les frais d’une supplémentation excessive. Certains nutritionnistes recommandent de 1 000 à 2 000 UI par jour pour le cheval adulte, 5 000 UI par jour pour les juments poulinières, le cheval au travail ou âgé, et des niveaux allant jusqu’à 10 000 UI par jour chez les chevaux exprimant des problèmes neurologiques. Un apport élevé en vitamine E n’est pas un gage de la meilleure performance, mais une quantité inférieure aux besoins optimums de votre cheval peut limiter ses per formances.

Comment répondre aux besoins?

La vitamine E ne peut être synthétisée par le cheval. Son alimentation quotidienne est la seule possibilité d’apports.

Les pâturages verts et luxuriants sont les sources naturelles par excellence d’alpha-tocophérol pour le cheval. Un accès en tout temps à ce type de pâturage permettra de répondre aux besoins de celui qui est au travail léger. Par contre, si le cheval est à l’écurie et que les disponibilités d’herbes fraîches sont restreintes, parfois même nulles selon la saison, la situation est très différente. Une supplémentation fortifiée en vitamine E naturelle ou synthétique devient alors nécessaire, surtout s’il a une carrière d’athlète.

L’alpha-tocophérol est sensible à la chaleur, à l’air et à la lumière. La récolte des fourrages peut occasionner une perte de 30 à 80 % de l’activité de la vitamine et se poursuivre pendant l’entreposage. Le contenu en vitamine E des fourrages réduit rapidement avec la maturité des plantes, par contre il est plus élevé pour la luzerne comparativement aux graminées. Pour leur part, les céréales (avoine, maïs, orge) sont pauvres en vitamine E mais d’autres aliments tels que l’huile de germe de blé, l’huile de soya pressée à froid et le son de riz stabilisé en sont d’excellentes sources.

Déficiences; quels sont les signes?

Les carences peuvent être occasionnées par un apport alimentaire insuffisant, une absorption inadéquate ou une mauvaise utilisation. Elles sont à l’origine de différentes maladies nerveuses, musculaires ou neuromusculaires. Entre autres, on observe la myéloencéphalopathie équine dégénérative (EDM), la maladie neuromotrice équine (EMND) et la myopathie nutritionnelle du poulain. Les symptômes d’une déficience sous-clinique sont souvent les plus fréquents; affaiblissement du système immunitaire, problèmes de reproduction, faible taux de croissance chez le poulain ou tout simplement de faibles performances.

La vitamine E n’est pas considérée comme toxique. Seul un maximum conservateur de 1 000 Ul/kg de matière sèche est recommandé afin d’éviter qu’elle interfère avec l’absorption de certaines autres vitamines liposolubles.

Brièvement,

La vitamine E représente un pilier pour la santé du cheval grâce à son puissant pouvoir antioxydant. Elle contribue à l’amélioration des fonctions immunitaires et musculaires, tout en optimisation les performances et le bien-être de l’athlète équin. Ces multiples avantages l’emportent bien souvent sur les coûts. Par contre, les pâturages verdoyants et les fourrages jeunes de qualité en seront toujours la meilleure source : naturelle et facile à administrer!

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