Ajoutez-lui votre grain de sel!

Le sel fait partie de notre alimentation depuis toujours. Tout bon cuisinier en connaît le secret! Il sait bien rehausser la saveur des aliments mais avant tout, le sel nous est indispensable physiologiquement; il en est de même pour le cheval.

Qu’est-ce que le sel?

D’un point de vue chimique, lorsqu’on parle de sel on parle de chlorure de sodium (NaCI) i.e. un composé constitué à 60 % de chlore (Cl) et à 40 % de sodium (Na). Dans l’eau ou dans les fluides corporels du cheval, ils se dissocient en ions ou électrolytes individuels, résultant en sodium (Na+) et chlore (Cl-).

Ses fonctions physiologiques

Le sel est essentiellement vital. Ses apports en sodium et en chlore jouent un rôle important dans l’hydratation, la contrac­tion musculaire et la transmission de l’influx nerveux. Ils sont impliqués dans l’équilibre acide-basique (pH sanguin) et la régulation de la pression osmotique, soit le débit de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur des cellules corporelles.

Les besoins

Les animaux en ont grandement besoin et le recherchent donc de façon instinctive. Le cheval a un appétit incontestable pour le sel et son instinct biologique pour ce minéral fonctionne très bien. Offrez le sel à volonté sous la forme d’un bloc de sel blanc. Il en consommera suffisamment pour rencontrer ses besoins sans en abuser. li le fait avec une habileté innée. Les surconsommations de sel sont observées chez les chevaux déficients en sel ou ceux qui souffrent d’ennui.

Dans les situations où plusieurs chevaux ont accès au même bloc, surveillez les chevaux dominants et prévoyez une deu­xième source de sel dans l’enclos ce qui favorise l’accès au sel pour tous. Contrairement aux bovins, la langue du cheval est lisse et non-rugueuse, ils ne sont donc pas toujours enclins à lécher les blocs de sel pour couvrir leurs besoins. Afin d’avoir la tête tranquille, l’ajout d’une cuillère à table de chlorure de sodium directement dans leurs aliments saura répondre aux incertitudes quant à la consommation.

Selon le NRC 2007 (NationalResearch Council’s Nutrient Requirements of Horses), les besoins de maintenance pour un cheval de 500 kg ( 1100 lb) sont de 10 grammes de sodium et 40 grammes de chlorure par jour. De façon simple, pour un cheval au repos sous des températures normales, on pro­pose de servir deux cuillères à table (25 à 30grammes) de sel réparties en deux repas. Cette quantité peut être doublée et parfois même quadruplée dans les situations de transpira­tion intense occasionnée par l’exercice ou la température.

Les fourrages contiennent peu de sodium (moins de 0, 1 %) mais suffisamment de chlore. Les fabricants d’aliments com­merciaux pour chevaux formulent leurs produits en y incluant de 0,5 à 1 %de sel afin de répondre aux besoins de main­tenance.

Au-delà de l’apport quotidien en sel, une supplémentation en électrolytes peut être bienfaisante dans certaines situations. En fait, dans les cas de transpiration extrême, ce soutien en électrolytes remplace les pertes considérables de minéraux évacués dans la sueur pour éviter les cas de déshydratation sévère. La sueur contient entre autres, 29 % de sodium et 54 % de chlore.

Déficience et toxicité

Bien que les cas de déficiences extrêmes en sel puissent être fatals, ils sont excessivement rares. Toutefois, des apports in­suffisants se remarquent par une réduction des performances, de la déshydratation, des crampes musculaires, de la fatigue, des coliques, une réduction de la production laitière, un pe­lage rugueux, une perte d’appétit et de l’hyperexcitabilité.


Parfois, les chevaux déficients essaient de dénicher des traces de sel en léchant le bois, les pierres ou autres objets. Les chevaux carencés en sel peuvent aussi ne pas boire suffisamment, même s’ils sont déshydratés. Le niveau de sel dans le sang est le facteur majeur qui envoie le signal de la soif au cheval. Si ce niveau est trop bas, le cheval refusera de boire d’où l’expression «On peut mener un cheval à la fontaine mais on ne peut l’obliger à boire».


À l’autre extrême, le sel peut être toxique. Cependant, cette situation est très peu fréquente car les excès de sodium et de chlore sont simplement excrétés par les reins via l’urine. Les signes de toxicité s’expriment par des coliques, des diarrhées, l’urination fréquente, la faiblesse et la mortalité.


Précautions

En cette saison estivale, la chaleur et l’humidité extrêmes sont tout aussi dif­ficiles à supporter pour votre cheval qu’elles ne le sont pour vous. L’apport adéquat en sel favorise la consommation d’eau et prévient la déshydratation. Évitez d’offrir du sel aux chevaux déshydratés, ce qui pourrait accentuer le processus de déshydratation.

En résumé

Une alimentation adéquate en sel est aussi nécessaire au bien-être du cheval de performance qu’à celui du cheval de plaisance. Ajouter du sel à sa ration est l’une des choses la plus simple à faire tout en étant un bon investissement pour sa santé. Utilisez des blocs de sel en libre choix, ajoutez du sel à ses repas ou tout simplement… Passez-lui la salière!


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